Rencontre littéraire avec AGNES DESARTHE épisode 2 de la série Festival Culturel Sur les pas des Kalonymos

Sourd ou malentendant ? Cliquez-ici

Fermer le plan
Rechercher

Nouvelle recherche

Cacher la recherche
Culture
Le 11/10
de 15h à 17h , le théatre cinéma propose un brunch avant la rencontre littéraire au prix de 21 euros réservation aux comptoirs
Théatre Cinéma Scène Nationale
Voici dévoilé le 2 ème épisode de la série" Festival Culturel " Sur les pas de Kalonymos " autour du livre biographique "Qui se ressemble " de l'écrivaine Agnés Desarthe En 2026, elle publie Qui se ressemble, un récit sur l’exil, la langue et l’identité culturelle de sa famille, et notamment sur sa grand-mère paternelle. L'histoire résonne avec la chanson Ente Omri d’Oum Kalsoum, que l'autrice enfant identifie à sa grand-mère. Elle évoque aussi son père et sa branche maternelle ashkénaze.

Agnès Desarthe est née en 1966. Elle est l'une des trois enfants du pédiatre Aldo Naouri et d'une angliciste Son frère, Laurent Naouri, chanteur d'opéra est l'époux de Natalie Dessay. Sa soeur, Elsa Rooke, est metteuse en scène d'opéra. Agnès Desarthe est épouse du cinéaste Dante Desarthe, avec qui elle a quatre enfants. Ses grands-parents maternels, juifs originaires d’Europe centrale, ont subi la Shoah : son grand-père, Haïm Sudac, est assassiné à Auschwitz. Sa grand-mère Tsila se remarie ensuite avec Boris Jampolski. Sa grand-mère paternelle, juive originaire de Libye, a migré en Algérie avant de fuir en France en 1962 à l’indépendance duElle écrira plusieurs romans sur ses grands-parents. Elle réalise ses études en hypokhâgne à Paris, au llycée Henri IV, puis en kkhâgne à Fénelon. Normalienne, elle est agrégée d’anglais en 1988. Considérant très tôt le français comme une langue étrangère - car chez elle on parle l’arabe, le russe et le yiddish -, elle tente de l’apprivoiser en écrivant des poèmes qui font pleurer sa mère, des histoires qui enorgueillissent son père, Aldo Naouri, célèbre pionnier de la pédiatrie moderne. Normalienne et agrégée d’anglais, elle est traduit de nombreux romans de langue anglaise. Elle publie en 1992 un 1er roman pour adolescents à l’École des loisirs, Je ne t’aime pas, Paulus. Jugée tantôt trop douce, tantôt trop cruelle, elle se voit comme une immigrée dans la république des lettres. En écrivant, elle cherche à rendre compte du chaos qui la stupéfie, de la violence qui la cloue et l’empêcherait de se lever si elle ne trouvait pas moyen de l’utiliser, de la mater, de la transmettre. Par ailleurs, elle est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages pour adultes (romans et nouvelles), publiés aux Éditions de l’Olivier, et couronnés par plusieurs prix (Prix du Livre Inter 1996, Prix Renaudot des lycéens 2010, Prix littéraire du Monde 2015, etc.). Avec Geneviève Brisac, suite à une émission sur France Culture, elle publie en 2004 un essai consacré à la romancière britannique Virginia Woolf, V.W., le mélange des genres. Parallèlement, elle poursuit son activité de traduction de livres pour la jeunesse (une trentaine d’ouvrages, dont 13 romans de Loïs Lowry, mais aussi Brundibar de Maurice Sendak) et pour adultes (6 ouvrages, dont La Maison de Carlyle et La Chambre de Jacob de Virginia Woolf, ainsi que Les Papiers de Puttermesser de Cynthia Ozick. Son sixième roman, Mangez-moi, publié en 2006, est traduit dans plus de 15 pays. Elle obtient le Prix Renaudot des lycéens en 2010 pour Dans la nuit brune. Le livre raconte l'histoire de trois personnages : Jérôme, le père, Marina, sa fille et le petit ami de celle-ci, qui meurt dans des circonstances tragiques. On y suit deux enquêtes : l’une sur le père et l’autre sur des jeunes disparus. Une partie de chasse obtient en 2012 le Goncourt des animaux, décerné par des membres de l'académie Goncourt. Le livre raconte comment un jeune homme se retrouve coincé dans une galerie souterraine pendant une tempête, loin des chasseurs qui l'accompagnaient. Il engage alors avec un lapin sauvage une conversation profonde sur le sens de la vie. Elle reçoit le Prix littéraire du Monde en 2015 pour Ce coeur changeant. Ce livre féministe raconte l'histoire d'une jeune danoise, Rose, qui débarque dans le Paris des Années Folles. Il figure également dans la première sélection du Prix Renaudot. En 2018, elle publie La Chance de leur vie. Il raconte l’histoire d’une famille française qui part vivre aux États-Unis. Le père, Hector, est invité à venir enseigner dans une ville universitaire de Caroline du Nord. Il s'adapte très vite et trompe rapidement sa femme. C'est plus difficile pour son fils, un adolescent. Quant à la mère, Sylvie, elle devient femme au foyer revendiquant l'invisibilité. En 2021 sort L'Éternel fiancé, l'histoire d'une femme dont le chemin, de l'enfance à la vieillesse, croise à plusieurs reprises celui d'un homme au destin étrange. Le livre est en lice pour le Prix Goncourt 2021. « L’Éternel Fiancé est le roman le plus beau et le plus mélancolique qu’ait écrit à ce jour Agnès Desarthe », écrit la journaliste Virginie Bloch-Lainé dans Libération. En 2023, elle publie un roman autobiographique: Le Château des Rentiers. Elle raconte l'histoire de ses grands-parents russophones et juifs rescapés des camps : Boris et Tsila Jampolski. Ils s'installent avec des amis migrants rue du Château des Rentiers dans le 13e arrondissement de Paris. Elle évoque parallèllement son envie de faire comme eux, de créer un lieu où elle vieillirait entre amis. Le livre est en lice pour le prix Femina et le prix du roman étudiant France Culture. « Lire Agnès Desarthe est un enchantement, tant sa fantaisie a le don d’accrocher des lumières dansantes au cou de réflexions profondes. » écrit la journaliste Frédérique Brehaut dans Le Courrier de l’Ouest. En 2025, elle publie L'Oreille absolue. Il s'agit de son son 18e roman qui raconte l'histoire d'un village qui organise son concert de Noël On y rencontre de nombreux personnages qui se côtoient le temps de l'événement et repoussent la mort. L'autrice musicienne compose son livre comme on écrit une symphonie. Bibliographie : Romans pour adultes, à l’exception de Qui se ressemble, tous parus aux éditions de l’Olivier (sélection) : - Quelques minutes de bonheur absolu, 1993 - Un secret sans importance, 1996 Prix du Livre Inter, 1996 l.